Surya Bonaly à 52 ans : de championne à entraîneuse, elle raconte son nouveau rôle

Publié le 19 février 2026 par Rédaction BuzzLaNews

Surya Bonaly à 52 ans : de championne à entraîneuse, elle raconte son nouveau rôle

Résumé

À 52 ans, Surya Bonaly n'est plus sur la glace pour briller, mais pour transmettre. L'ancienne championne française, qui a révolutionné le patinage artistique avec son fameux salto, a changé de rôle : elle entraîne désormais dans le Minnesota. Et elle regarde avec un sourire bittersweet Ilia Malinin faire le buzz avec le même backflip qui lui a valu des critiques à l'époque. Spoiler : elle ne l'enseigne pas à ses élèves.

Le point clé

Vingt-cinq ans après avoir été critiquée pour son audace technique, Surya Bonaly voit enfin son geste emblématique célébré... chez un autre.

Pourquoi ça compte

Surya Bonaly incarne cette figure pionnière trop en avance sur son époque, celle qui a bousculé les codes d'un sport figé dans la tradition. Voir son geste enfin célébré, même chez un autre, c'est une forme de reconnaissance tardive mais symbolique. Et son passage de championne à coach montre comment on peut transformer l'amertume en sagesse.

L'article

Vous vous souvenez de Surya Bonaly ? Cette patineuse française qui a secoué le monde du patinage artistique dans les années 90 avec son style explosif et ses sauts de folie ? Et bien, à 52 ans, elle observe l'évolution du sport depuis les coulisses, et c'est un peu bittersweet. En janvier dernier, elle poste une vidéo Instagram qui dit tout : « Je m'appelle Surya Bonaly. Malheureusement, je ne suis pas à Milan. Mais suivez-moi quand même. » Le message est clair : elle n'est plus en compétition, mais elle reste une figure incontournable du patinage. Et quand elle voit Ilia Malinin enflammer les Jeux d'hiver 2026 avec un backflip, elle ressent une émotion particulière. « C'est chouette que vingt-cinq ans plus tard, le backflip soit d'actualité. Il reçoit des louanges alors que moi, je n'ai rien eu de tout ça », confie-t-elle. Parce que oui, à l'époque, au lieu d'être célébrée, Bonaly s'entendait dire qu'elle était « capricieuse » ou qu'elle en faisait trop. Son salto à elle, le « Bonaly », c'était un truc dingue : un salto avec grand écart dès le décollage et une réception pieds décalés. Jamais tombée en compétition sur ce saut, mais elle a dû le réaliser un mois après une opération du ménisque parce qu'un organisateur refusait qu'elle change son programme. Ouch. Aujourd'hui, Surya Bonaly entraîne dans le Minnesota au sein d'une école qui mélange sport et études. Elle a basculé « de l'autre côté de la barrière », comme elle l'explique elle-même. Et non, elle ne transmet pas le backflip à ses jeunes élèves. « Ce n'est pas un jeu d'enfant », rappelle-t-elle, consciente des vrais risques. Elle regarde le patinage évoluer vers quelque chose de plus athlétique et plus libre, et elle peut enfin dire : j'avais raison.